Des soldats du Royaume de Dieu.

    Mardi dernier un office œcuménique a eu lieu à la Cathédrale St Louis des Invalides à Paris,  pour honorer sept de nos soldats morts en Afghanistan. Ils ont donné leurs vies pour défendre les valeurs de liberté et pour lutter contre le terrorisme et le fanatisme religieux. Dans son homélie, l’Evêque aux Armées a notamment prononcé ces paroles : « Cette noblesse du soldat nous invite à redire ce que signifie être militaire : être militaire, ce n’est pas d’abord être disponible ou même porter les armes. Etre militaire, c’est avant tout ne plus s’appartenir, ni même appartenir à sa propre famille : j’ai conscience de la dureté de ces propos tenus en présence de nos familles éprouvées par le deuil. Etre militaire, c’est appartenir à la Nation. Exister et agir pour elle. Vivre et mourir pour elle. » Il est vrai que ces paroles peuvent paraître insupportables à certaines personnes, mais elles rappellent des textes du Nouveau Testament où Paul, par exemple, compare la vie du croyant à celle d’un soldat : « Tel un bon soldat de Jésus-Christ, prends, comme moi, ta part de souffrances.  Celui qui s'engage dans une expédition militaire ne s'embarrasse pas des affaires de la vie civile, afin de donner pleine satisfaction à l'officier qui l'a enrôlé. » (2 Tim.2.3-4). Et ailleurs, Paul écrit : « Ou bien encore, ignorez-vous que votre corps est le temple même du Saint-Esprit qui vous a été donné par Dieu et qui, maintenant, demeure en vous? Vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes. » (1 Cor.6.19).

    Comme chrétiens, nous avons vécu une expérience spirituelle qui s’appelle la conversion. Nous nous sommes résolument tournés vers Dieu et engagés à défendre les intérêts de son Royaume. Ainsi, toute notre existence, nous luttons contre un ennemi cruel et redoutable qui veut anéantir l’armée qui combat ses plans. Nous souffrons, nous pleurons, nous déplorons des pertes, mais nous savons que tout ce qui nous arrive n’est pas vain : « Car Dieu n'est pas injuste au point d'oublier l'activité que vous avez déployée, par amour pour lui, dans les services que vous avez rendus - et que vous rendez encore - à ceux qui lui appartiennent. » (Héb.6.10). Prenons donc conscience que notre Maître, notre divin Capitaine, mène les combats. Cherchons sa volonté et obéissons-Lui. Avec Lui, la victoire finale est déjà assurée car Il l’a obtenue à la croix où « Là, il a désarmé toute Autorité, tout Pouvoir, les donnant publiquement en spectacle quand il les a traînés dans son cortège triomphal après sa victoire à la croix. ».(Col.2.15) Prenons courage et comme David, proclamons : « Avec Dieu nous ferons des exploits, c'est lui qui écrasera tous nos adversaires! »

Robert Héris