Mot du pasteur

robert.et.moray.2011.05.30

Chaque semaine un des pasteurs écrit un éditorial pour la fiche du programme de la semaine.
Voici quelques "Editos" récents.
 
Français, en qui crois-tu ?

« Il y a une France qui ne croit plus en rien... » Cette phrase est extraite de la déclaration, au cours de laquelle, Nicolas Sarkozy, a annoncé sa candidature à la présidence de la République, le mercredi 15 février, au journal télévisé de TF1. « Une France qui ne croit plus en rien... ». Ici, sans doute, ce n’est pas la foi au sens spirituel qui est évoquée mais la confiance dans l’avenir et surtout dans les promesses des hommes politiques quelles que soient, d’ailleurs, leurs doctrines économiques. 

Pourtant, si l’on pense à la foi au sens spirituel, nous constatons qu’il existe de nombreuses pratiques spirituelles en France. Rappelons-nous d’ailleurs que la France fut longtemps appelée « la fille aînée de l’Eglise »… Quelles sont les preuves que de multiples formes de croyances sont bien présentes et agissantes dans cette nation ?

  • la religion catholique : il est indéniable qu’un  déclin formidable  a touché l’Eglise Catholique en France depuis 1960. Cela s’est traduit par  une diminution impressionnante de la pratique qui est passé de 20% à 4,5% de pratiquants réguliers et une chute des vocations de 41% entre 1990 et 2009. Malgré ces chiffres, dans le même temps, le nombre de diacres a augmenté de 296%. De grands rassemblements de jeunes catholiques ont lieu régulièrement réunissant des milliers d’entre eux. Quelque chose se passe là. Il y a une France qui croit…
  • Les différents protestantismes : quel est le visage de la foi protestante en France? Il est très divers. Les églises protestantes historiques que sont l’Eglise Réformée de France et l’Eglise Luthérienne, ont, elles aussi,  subi un déclin semblable à celui de l’Eglise Catholique. En revanche, des églises protestantes évangéliques ont vécu une véritable métamorphose. Par exemple, en 1970 il y avait 769 églises évangéliques sur le territoire français. En 2000 se sont 1768 églises que l’on pouvait répertorier, soit la création de 1000 églises évangéliques en trente ans. (33 églises par an en plus).
  • La progression de l’Islam : il n’échappe à personne que la foi musulmane portée par l’immigration transforme le rapport du français moyen à la religion. Des mosquées sont construites un peu partout (on estime leur nombre actuel à 2000). Le nombre de pratiquants musulmans en France (plus de 2 millions), dépasse largement le nombre des pratiquants catholiques (environ 900 000).
Le temps me manque d’évoquer aussi le bouddhisme, les multiples pratiques occultes (voyants, médiums, horoscopes)… Oui, la France croit, mais en qui et en quoi met-elle son espérance ?

Il nous incombe donc, comme enfants de Dieu, d’entrer dans cet immense champ qui est devant nous et duquel Jésus a dit : « ...La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. » (Luc 10.2). Que chacun donc, non seulement prie pour  une grande moisson d’âmes, mais que chacun aussi devienne un moissonneur !          

Robert Héris

Où trouver l’assurance ?

L’un des discours les plus célèbres du roi Georges VI (le père d’Elisabeth II, la souveraine actuelle) fut celui prononcé à Noël 1939 alors que l’Allemagne nazie voulait imposer sa domination sur l’Europe. Le roi qui s’adressait à tous les sujets de l’Empire Britannique cita un extrait d’un poème de Minnie Louise Haskins, qui depuis est devenu célèbre sous le nom  de « The Gate of the Year ». Voici la traduction de ce poème :

« Je dis au gardien de la porte de l'année: «Donne-moi une lampe pour aller sans danger vers l'inconnu.» Il me répondit: «Avance dans la nuit et mets ta main dans la Main de Dieu. Ce sera mieux qu'une lampe et plus sûr qu'un chemin bien connu.»  Je sortis donc et, trouvant la Main de Dieu, j'avançai allégrement dans la nuit. Il me guida vers les collines dans le soleil levant de l'orient désert. Sois calme, mon cœur!

Pourquoi les humains se font-ils du souci, si Dieu sait tout d'avance?

Sous l'agitation des jours, tristes ou gais, Dieu cache bien son jeu. »

Comme êtres humains nous sommes tellement fragiles et sujets à l’anxiété face à un avenir incertain où tant d’ennemis pourraient avoir raison de nous ! La maladie, la vieillesse, les troubles sociaux, les problèmes familiaux, la faillite économique, les déceptions dans l’amitié ou plus gravement un état de guerre, ont amené bien des misères dans la vie des générations qui nous ont précédés. Alors comme chrétiens, que devons-nous faire pour triompher chaque jour de ces ennemis qui ne cessent de nous assaillir ?

Un autre très vieux poème, écrit des siècles avant celui de Minnie Louise Haskins disait déjà :

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers,  quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes.  Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d’elle: elle n’est point ébranlée; Dieu la secourt dès l’aube du matin. Des nations s’agitent, des royaumes s’ébranlent; Il fait entendre sa voix: la terre se fond d’épouvante. L’Eternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite.  Venez, contemplez les œuvres de l’Eternel, les ravages qu’il a opérés sur la terre! C’est lui qui a fait cesser les combats jusqu’au bout de la terre; Il a brisé l’arc, et il a rompu la lance, Il a consumé par le feu les chars de guerre. - Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre. - L’Eternel des armées est avec nous, Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. »

Ce psaume (le 46) nous rappelle que la confiance totale en Dieu que l’Ecriture préconise,  n’est pas une attitude irresponsable et irréaliste. Cette confiance est basée sur la conviction que Dieu, l’Eternel des armées,  est avec nous et qu’Il constitue le meilleur des refuges. Puissions-nous cultiver sa présence à chaque instant et bénéficier du secours inconditionnel du Seigneur!                                                        

Robert Héris
Du rêve au réveil...

« …C’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. » Romains 13.11. 
Nous avons du mal à imaginer que, dès les années 56-58 de notre ère, l’Apôtre Paul ait dû recourir à ce type d’image  pour décrire la foi et les attitudes des chrétiens de Rome. Il les pousse à se réveiller, comme quelqu’un secouerait un ami qui est dans un profond sommeil alors qu’un danger imminent risque de l’atteindre… Tous les chrétiens de la première génération, Paul compris,  étaient absolument persuadés que Jésus allait revenir d’une manière quasi immédiate. C’est Frédéric Godet, un théologien du 19° siècle qui a commenté ce passage par ces  mots : « Cette parole suppose que l'apôtre n'avait pas l'idée de toute la durée du temps qui s'écoulerait jusqu'à l'avènement du Christ. » Malgré la conviction quasi générale d’un retour imminent de Jésus, certains de ces croyants, pour ne pas dire un grand nombre, étaient tombés dans l’apathie spirituelle.

Que dire de l’état de l’Eglise de Jésus-Christ à notre époque ? 2000 ans se sont écoulés, des générations de croyants se sont succédées et chacun d’entre nous doit aujourd’hui décider si ces paroles s’adressent à lui : « C’est l’heure de te réveiller de ton sommeil... ».
Deux réponses essentielles peuvent être apportées à cette injonction :
1. Celle  du croyant satisfait de lui-même : il dira, « Je suis riche, je n’ai besoin de rien... » Apo.3.17 et continuera à rêver, confondant sa vision erronée sur sa propre vie spirituelle avec le regard de Celui « dont les yeux sont comme une flamme de feu » Apo.1.14, le Christ qui sonde notre être et qui sait si nous dormons ou si nous veillons.
2. Celle du chrétien qui s’est endormi et qui le reconnaît : dans ce cas, le Seigneur nous remue par cette parole et nous donne des solutions très pratiques pour retrouver notre rôle dans l’avancement de son Royaume.
En effet, le texte continue et nous apporte des conseils salutaires. « Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.  Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.   Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. » Rm.13.12-14. Les remèdes à cet assoupissement spirituel résident dans quelques verbes de ce beau texte : se dépouiller des œuvres des ténèbres, se revêtir des armes de la lumière, marcher honnêtement, se revêtir de Jésus-Christ. On pourrait dire qu’une partie du christianisme est en pyjama et que ces croyants-là, malheureusement, pour eux et pour le monde,  rêvassent.  Il est temps pour chacun de se lever et de s’emparer des armes de la lumière sans avoir préalablement oublié de revêtir le Christ pour marcher dans la nuit de ce monde !
      
Robert Héris


Sur le chemin de la victoire… 

Dimanche dernier nous avons eu une réunion avec une partie des personnes qui ont participé au jeûne de Daniel. Nous avons pu partager nos expériences et voici ce qui en ressort :

  • Certaines personnes ont pris la décision, pendant la période des 21 jours, non seulement de changer leur alimentation, mais aussi de se priver de certaines habitudes comme de la télévision par exemple.  Elles ont donc éteint leur télé et remplacé ce temps par la lecture, la prière et le partage. Ces personnes ont pu mesurer la tyrannie de cette habitude et vont sans aucun doute, sortir de ce jeûne avec la volonté de réduire le temps passé devant le petit écran. D’autres ont parlé d’habitudes alimentaires qui avaient besoin d’être elles aussi combattues.
  • Une personne a évoqué sa méfiance par rapport au jeûne comme moyen de mortification. Certes, tout un pan de l’Eglise a pratiqué le jeûne pendant des siècles comme un moyen de pénitence dans le but d’hériter du salut. Il a été  aussi évoqué le jeûne des pharisiens. Notre jeûne lui, prend racine dans la foi juive, celle que Jésus pratiquait. Si le jeûne est un moyen de s’humilier, c'est-à-dire de montrer notre désir de voir intervenir le Seigneur dans des situations désespérées, il n’a aucune valeur méritoire. Nous jeûnons pour nous associer aux regards de Dieu sur ce monde et Lui réclamer ses interventions miraculeuses.
  • Certaines personnes ont parlé de fatigue dans les premiers jours du jeûne. Pour certains les premiers jours étaient comme un désert. Puis ces  jours passés c’est la paix qui est venue dans les cœurs ainsi que le sentiment fort de la présence de Dieu.
  • Une des participantes a témoigné de la disparition d’une douleur au niveau de l’oreille. Le témoignage de cheveux qui repoussent chez un enfant atteint de pelade a été aussi partagé.
  • Une amie qui n’était pas là, puisqu’elle est croyante dans la ville de Dunkerque a été débarrassée de la dépendance de la cigarette. Elle avait maintes fois tenté de s’arrêter, et là, alors qu’elle jeûnait en communion avec nous elle s’est aperçue que l’odeur même du tabac lui donnait des nausées : elle a cessé de fumer ! Merci Seigneur !
  • En tout cas, pour plusieurs, c’était comme une première expérience et elle est positive !
  • Certains, au cours de ce jeûne de Daniel sont même entrés spontanément dans un jeûne total.

Tout ce que nous venons de vivre ces trois dernières semaines me semble être comme une préparation pour les temps à venir. Continuons à nous laisser diriger par la Parole et par L’Esprit du Seigneur. Il saura faire de nous des vainqueurs !                                                                                                              

Robert Héris

CINQ ASPECTS DU JEÛNE

Nous sommes toujours dans un temps de jeûne de Daniel qui s’achèvera d’ici une semaine. Si vous êtes parmi ceux qui ont choisi de pratiquer ce jeûne, vous admettrez qu’il remue nos vies et nous pousse à prendre certaines décisions.

1. Jeûner partiellement comme nous le faisons peut nous faire ressentir un manque. Il nous rappelle que, dans la vie, il vaut mieux ressentir un manque lorsqu’on le décide que lorsque qu’il nous est imposé par les circonstances(pauvreté, famine, maladie…). Combien de personnes doivent désormais se priver de manger ceci ou cela à cause d’exagérations dans la nourriture des années durant ? Jeûner permet de pratiquer une discipline alimentaire qui est à la fois bonne pour le corps et pour l’esprit. Celui qui sait maîtriser son corps et le diriger donne la preuve que sa foi couvre tout son être.

2. Lors d’un jeûne nous pouvons être aussi profondément touchés par le manque qu’éprouvent ceux qui nous entourent. Dieu peut nous parler sur nos comportements vis-à-vis des démunis ou des chrétiens persécutés dans le monde. Nous pouvons ainsi « élargir nos cœurs » alors que nous avons imposé un rétrécissement à nos estomacs ! Naturellement, cette empathie nous poussera à investir du temps dans la prière mais aussi dans le bénévolat ou l’aide matérielle en faveur des défavorisés. 

3. Jeûner totalement ou partiellement peut nous permettre d’identifier et de combattre les mauvaises habitudes qui règnent dans nos vies. Le jeûne sert à vaincre des ennemis comme l’alimentation chaotique, la dépendance à la caféine, à la nicotine… Sont aussi concernées,  d’autres habitudes chronophages comme les jeux vidéo, l’Internet à outrance,  ou une consommation exagérée de programmes télévisés. Le jeûne nous permettra aussi de triompher contre des habitudes impures. 

4. Jeûner c’est aussi se préparer à l’avenir. Que sait-on de l’avenir ? Rien ! Notre avenir  et notre espérance sont en Dieu (Jér.29.11). Nous le savons, les temps vers lesquels nous allons pourraient être difficiles. Jeûner, c’est aussi se préparer à vivre des temps différents. C’est un type d’exercice spirituel et physique qui pourrait faire la différence dans des temps mauvais. 

5. Jeûner c’est aussi être un exemple pour nos familles et surtout pour les jeunes de notre famille et de l’Eglise. Qu’est-ce que les garçons et les filles de notre église savent du jeûne ? Peu de chose, n’est-ce pas ! Ils sauront ce que nous leur enseignerons par le geste et la parole. Qu’il plaise au Seigneur que plus d’un se lève pour jeûner pour le Pays et pour l’Eglise de France !

Robert Héris

 

Des raisons pour jeûner…

Que faire lorsqu’on se trouve dans un état d’insatisfaction spirituelle ? Non pas que nous soyons déçus par Dieu lui-même dont l’Amour et la  Puissance sont  irréprochables et sans limites… Non, je parle de cette insatisfaction qui naît lorsque nous prenons conscience de nos manquements, de notre peu de passion pour le Royaume de Dieu, de notre tiédeur ? Sans compter que cet état spirituel faible entraîne de graves conséquences dans nos vies et dans la vie de l’église… Alors que faire ? La Bible répond à cette question par des passages entiers qui nous exhortent à revenir à Dieu et particulièrement au travers de la prière et du jeûne. Ecoutons le prophète Joël : «  Mais maintenant encore, l'Eternel le déclare, revenez donc à moi, revenez de tout votre cœur, avec le jeûne, avec des larmes et des lamentations. Déchirez votre cœur, et non vos vêtements, et revenez à l'Eternel, lui qui est votre Dieu. Car il est plein de grâce, il est compatissant et lent à la colère, il est riche en amour et il renonce volontiers au malheur dont il avait menacé. » Joël 2.12-13. Peut-être quelqu’un dira : « Le jeûne, ce n’est pas pour moi. Tout va bien. Je n’ai besoin de rien… (Apo.3.17) »

Il existe plusieurs raisons qui pourraient légitiment nous pousser  à jeûner si nous les examinons attentivement. Dans l’un des ouvrages qui a été écrit sur le jeûne (« Le jeûne, votre parcours de santé. » Editions Emeth), l’auteure,  Lee Bruno,  identifie 9 raisons pour lesquelles nous pouvons jeûner :
1. Pour renforcer l’efficacité de la prière.
2. Pour ressembler davantage à Christ
3. Pour formuler une requête particulière ou atteindre un objectif spécifique.
4. Pour louer, adorer et honorer Dieu plus pleinement.
5. Pour recevoir un éclairage ou une révélation de Dieu.
6. Pour mieux se préparer à servir Dieu.
7. Pour plus pleinement ouvrir nos cœurs aux affamés.
8. Pour intercéder pour les péchés et les faiblesses des autres.
9. Pour acquérir la maîtrise de soi et montrer notre engagement envers Dieu.

En parcourant cette liste, le lecteur n’aura aucun mal à trouver plusieurs bonnes raisons d’entamer une forme de jeûne pour que son quotidien change... Pour cela il est nécessaire d’avoir du courage et de la détermination. Du courage parce que naturellement, tout ce qui nous entoure s’oppose à ce que nous jeûnions : nous sommes sans cesse invité à consommer et nous ne nous sommes pas aperçu que nous sommes dépendants de mauvaises habitudes. De la détermination parce que notre entourage-même se trouvera remis en question par notre démarche et essaiera de nous en dissuader. Soyons donc courageux et souvenons-nous : « Dieu est plein de grâce, il est compatissant. » Joël 2.13

Robert Héris

Un temps mis à part pour Dieu

Au 21° siècle le jeûne n’a pas une très grande place dans la pratique de la foi chrétienne.   Pourtant, dans certaines régions du monde il est rendu presque obligatoire à cause de la situation économique de certains pays. Les gens apprennent donc naturellement à renoncer à un ou à deux repas par jour et, lorsqu’ils mangent, leurs repas sont frugaux.  Dans nos pays occidentaux la règle est encore l’abondance alimentaire, en tout cas, pour la plupart des nations européennes. Ces derniers temps, je pense souvent à cette machine à consommer qu’est notre société. Qu’arriverait-il si, tout à coup, elle s’emballait et tombait en panne ? Que feraient les gens pour trouver de la nourriture et pour se procurer le nécessaire pour subsister ? Nous assisterions, comme ce fut le cas dans certaines circonstances, à des pillages de grandes surfaces, des destructions de magasins et des rixes dans les rues. Nous devrions sans doute nous terrer dans nos maisons et nous protéger contre le risque d’être pillés dans nos propres habitations. Ces attitudes découlent naturellement de la conception que la plupart des gens ont de la vie et de son sens. Pour la majorité, la nourriture et de manière générale, les biens de consommation constituent l’essentiel de l’existence. Or, la spiritualité et en particulier la spiritualité biblique nous rappelle que l’homme a besoin d’autre chose que de nourriture pour vivre ! Dans le fameux épisode de la tentation au désert, la nourriture est la première tentation que le diable va présenter à Jésus qui jeûne depuis 40 jours : «  ---Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres se changent en pains. » dit le tentateur à Jésus. « Mais Jésus répondit: ‘- Il est écrit: L'homme n'a pas seulement besoin de pain pour vivre, mais aussi de toute parole que Dieu prononce.’ » Matt.4.3-4.

C’est cette part spirituelle de la vie, cette Parole sans laquelle l’homme ne peut vivre, que Jésus cherche au désert dans le jeûne. C’est aussi cette Parole qu’ont cherché tous ceux qui nous ont précédé et grâce à l’engagement desquels le christianisme est encore une foi vivante et efficace. Dieu a été fidèle, Il leur a répondu et ils nous ont transmis la foi. C’est aussi cette Parole que nous allons chercher nous qui nous engageons dans cette période de 21 jours. Nous avons besoin d’une Parole divine pour nous-mêmes, pour nos familles, pour l’Eglise de France, pour notre pays.

Ce jeûne de Daniel, comme il est communément appelé, n’est pas un jeûne total. Pendant cette période nous allons renoncer à des mets délicats. Nous n’allons pas manger de viande ni de graisses animales. Nous allons aussi nous priver de choses que nous croyons être indispensables et sans lesquelles nous penserions que notre vie serait difficile (on peut jeûner de desserts, de sucreries, de loisirs…).      

Mais le jeûne n’est pas à considérer comme une privation puisque ce que nous supprimons est avantageusement remplacé par la présence divine. La prière, la méditation biblique, l’adoration, la louange doivent retrouver leurs places de choix. Que Dieu nous fasse grâce !                             

Robert Héris

 

Une rencontre volontaire avec Dieu

 Du 9 au 29 janvier 2012 les membres de notre assemblée sont invités à entrer dans une période de jeûne.  Le jeûne fait partie intégrante de la foi chrétienne, comme il fait partie de la foi juive, racine de notre piété. L’Ancien et le Nouveau Testament  font souvent référence à cette pratique qui consiste à se priver d’aliments  et à adopter des comportements conformes à la volonté divine (sainteté, compassion, générosité)  -  Lire Esaïe 58 En cela, le jeûne est donc une remise en question.

Le jeûne dans lequel nous entrons s’intitule « jeûne de Daniel » car il s’agit de s’abstenir de viande (Daniel 1.8) pendant une période de 21 jours (Daniel 10.13). Ce qui est recherché, ce n’est pas d’accomplir une performance qui nous enorgueillirait  ou même de faire un régime pour améliorer notre santé ; c’est plutôt une attitude de cœur  face au Seigneur et à son Royaume. Désirons-nous que le Royaume de Dieu avance ? Aspirons-nous à ce que nos vies, nos familles, notre église, notre pays soient visités par Dieu ?  Voulons-nous obtenir la délivrance d’une mauvaise habitude dans nos vies personnelles ? Si c’est le cas, alors je vous invite à nous rejoindre dans cette démarche !  Voici quelques exemples bibliques où le jeûne est choisi pour accompagner la prière :

Pour la délivrance d’une situation tragique : Esdras 8.23 - Esther 4.16
Pour entendre la voix de Dieu : Actes 9.9.
Pour obtenir une réponse de Dieu concernant la direction de l’Eglise : Actes 13.2-3
Pour intercéder afin que Dieu fasse grâce : Jonas 3.4-5
Pour entretenir notre communion avec Dieu : Matthieu 6.18 - 9.15 - Luc 2.37     
Pour lutter contre les esprits mauvais : Matthieu 17.21 

Il ne s’agit là que d’une sélection de textes. Je vous invite, pendant cette période de jeûne à faire vos propres recherches bibliques sur ce sujet. En tout cas ces versets montrent l’importance et l’efficacité du jeûne dans la vie des croyants. Si nous croyons que ce que les Ecritures préconisent est la vérité, alors réjouissons-nous ! N’y-a-t-il pas de quoi être dans la joie, lorsqu’on se trouve devant un tel projet qui nous permettra de voir s’écrouler des murailles ? Des forteresses spirituelles vont être anéanties et le Seigneur va nous parler, nous encourager, nous visiter…

Préparons-nous donc pour ce temps qui approche. Prions afin que le Seigneur nous inspire déjà les sujets pour lesquels nous allons particulièrement intercéder. Cherchons aussi des co-intercesseurs avec lesquels nous pourrions nous retrouver une ou deux fois par semaine pour prier avec eux. 

A tous les membres de notre église et à ceux qui liront cet édito, je souhaite une année 2012 richement bénie !      


 Robert Héris

Sous-catégories

Page 1 sur 5